Wiki Les Secrets de la Septième Mer
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Vodacce
Blason de la ligue de Vendel 
Régime politique Oligarchie
Dirigeant 7 Princes-Marchands
Population
Gentilé vodacci
Langue Vodacci
Capitale Numa
Localisation
Carte Vodacce Localisation.svg 

La Vodacce est une famille dont les membres s'entre-déchirent. Ce qui a commencé il y a plusieurs siècles de cela par une banales querelle entre une fratrie de jeunes nobles a aujourd'hui donné naissance à une nation divisée. Les sept îles principales de la Vodacce sont chacune contrôlée par une branche de cette famille. Elles se livrent une compétition acharnée dont les enjeux sont le commerce, la richesse et la gloire, et en Vodace la fin justifie toujours les moyens. Bâties au-dessus d'un réseau de canaux, les maisons de la Vodacce, empilées les unes sur les autres, se dressent fièrement vers le ciel alors que dans les souterrains de la ville s'étire le plus vaste labyrinthe de catacombes de tout Théah.

Cette architecture complexe est à l'image du coeur et de l'âme des citoyens de la Vodacce. Si les yeux sont les fenêtres de l'âme, ceux des Vodacci restent dissimulés derrière de discrètes jalousies.

Les hommes de Vodacce, à la fois rusés et impétueux, constituent la facette publique du pays. Mais les sorcières de la destinée se cachent derrière cette façade. Tout de noir vêtues, silencieuses comme la mort, elles sont capables de voir et de manipuler les fils de la chance. Les histoires qui courent sur les sorcières de la Vodacce sont aussi nombreuses que terrifiantes. On raconte que de féroces guerriers d'Eisen expédièrent dans l'autre monde une douzaine de soldats de Vodacce sur un champ de bataille, dans le seul but de fuir le regard d'une de leurs sorcières, de crainte qu'elle ne leur vole leur âme.

La Vodacce est comme un pays peuplé de chats noirs, un pays où il ne fait pas bon vivre à moins que tous les chats ne vous appartiennent.

Géographie[]

La Vodacce comprend la péninsule méridionale de Théah, ainsi que l'archipel de petites îles qui la borde au sud. A la notable exception de quelques rares régions de basse montagne et de la région centrale où se trouve la capitale du Vieil Empire, la partie continentale de la Vodacce est entièrement recouverte de marais. La terre est peu élevée et proche du niveau de la mer, si bien que le pays est sillonné par d'innombrables ruisseaux et rivières. D'où de fréquentes inondations et un sol généralement instable, ce qui ne permet pas de bâtir autre chose que de légères constructions en bois. Les seuls produits que l'on peut espérer récolter à grande échelle sont le riz sur les basses terres et les olives et le raison sur les terres plus en hauteur.

Société[]

La péninsule est divisée en territoires placés sous l'autorité des sept princes marchands. Chacun d'eaux contrôle également une des îles du sud, sur le sol rocheux desquelles ils font construire de grandes maisons de pierre. Les îles se dressent au-dessus de l'eau, présentant par endroit le spectavle de vertigineuses falaises. Un réseau naturel de chenaux traverse les îles et les Vodacci ont bâti des écluses aux endroits stratégiques afin de pouvoir utiliser les canaux pour circuler dans les villes.

L'architecture vodacci est aussi hiérarchisée que la société elle-même. Tout en bas, près des canaux, se trouvent les travailleurs. Ils vivent dans des maisons surpeuplées, crasseuses et délabrées, construites juste au-dessus des canaux. Bâties littéralement sur les toits de ces maisons se trouvent celles des marchands et des artisans. Et au-dessus encore, on a construit les grands manoirs des nobles. La tour la plus haute appartient bien sûr au prince de l'île. Des ponts enjambent les canaux et dans les hauteurs, des passerelles suspendues faites de cordes et de planches permettent aux représentants des classes aisées de vaquer à leurs occupations sans avoir jamais besoin de fouler le sol.

Politique[]

La péninsule vodacci accueillait autrefois la capitale du Vieil Empire. Ses rues grouillaient de sénateurs, de marchands et de soldats. Ses bâtiments résonnaient de leurs discussions et ses bibliothèques abritaient la somme considérable de connaissances accumulées par cette république prospère.

Aujourd'hui, plusieurs siècles après la chute de l'Empire, la capitale est vide et silencieuse. La terre où elle se dresse appartient collectivement aux princes mais ces derniers ont depuis longtemps abandonné l'art de la discussion au profit de l'art du subterfuge et préféré leurs propres royaumes insulaires à la grande ville. En Vodacce, il est préférable d'être le roi de sa propre colline que de partager le pouvoir avec un autre sur une montagne. Le mieux étant, bien entendu, d'être le roi de la montagne.

Les princes vodacci sont tous cousins. En remontant leur généalogie dans le passé, on découvre qu'ils descendent tous de la même fratrie originelle et que depuis toujours, ils s'entre-déchirent avec cette cruauté dont seules sont capables les familles. Ils ne se rendent jamais sur les îles des autres en dehors de circonstances exceptionnelles. Lorsqu'une affaire très importante nécessite une réunion, elle se tient sur la péninsule, dans le palais du sénat de la Vieille République.

Économie[]

L'économie de Vodacce a longtemps dominé Théah, jusqu'à la naissance de la Ligue de Vendel. Partageant le commerce international avec l'organisation vendelare, les Vodacci dépendent de la flotte qu'ils utilisent pour acheminer les biens d'un point à un autre.

Chacun des sept princes contrôle une partie de l'économie et des exportations. L'un produit le meilleur vin de Théah, l'autre se vante de posséder les meilleurs artisans. Le vieux Caligari détient la plus belle collection d'artefacts syrneth du continent et Bernouilli possède la seule route commerciale en activité vers l'Empire du Croissant.

Population[]

Depuis le plus pauvre des paysans jusqu'au plus pu_issant des princes, le peuple de Vodacce est fier. Les rixes sont fréquentes au sein des classes laborieuses et les duels monnaie courante chez les nantis. Pourtant, tous ont un sens profond du respect dû au plus fort. Un pêcheur peut très bien se battre tous les jours avec d'autres pêcheurs, il ne commettra jamais l'erreur de chercher querelle au fils de son prince. Ce n'est pas parce que ce dernier pourrait le faire couper en morceaux sur un claquement de doigts (ce qui serait tout à fait en son pouvoir), mais parce que le pêcheur voue un profond respect à son seigneur et à sa famille et tire une grande fierté de leur puissance.

Et quand quelqu'un désapprouve sa façon de voir les choses, le pêcheur lui explique gentiment pourquoi il se trompe... avec ses poings.

Comme beaucoup de choses en Vodacce, le combat est un sport d'hommes. Si les hommes ont la réputation d'avoir le sang chaud et la lame chatouilleuse, les femmes au contraire sont connues pour être froidement calculatrices. En Vodacce, cas unique dans la noblesse théane, seules les femmes maîtrisent l'art de la Sorcellerie. Les streghe del sorte, que l'on appelle les sorcières de la destinée dans les autres régions de Théah, jouent au jeu dangereux du chat et de la souris avec le destin dans le but de favoriser les affaires de leur époux. Les navires vodacci sont rarement pris dans de fortes tempêtes et les bateaux des pirates préfèrent les laisser tranquilles de peur d'attirer le malheur sur eux.

Le Vodacci passe la plus grande partie de son temps à se livrer au jeu de la séduction ; sa femme, elle, a intérêt à ne pas fourrer le nez dans ce genre d'affaires. Chez les nobles, les mariages se font uniquement pour des motifs politiques et économiques. Il est rare que les couples se rencontrent avant le jour des noces, mais pour la forme, lorsque le mariage est conclu, il est de bon ton que les hommes fassent la cour à leur promise, à distance bien sûr et à grand renfort de quatrains et de présents délicats. En réalités, les hommes réservent les flammes de leurs ardeurs romantiques aux courtisanes professionnelles. Elles constituent une caste à part des autres femmes dans la société vodacci. Alors que les femmes honnêtes ne savent pas lire (on craint en fait que trop d'éducation finisse par rompre le fragile équilibre du pouvoir entre les hommes et les sorcières), les courtisanes sont quant à elles très bien éduquées, tant en matière d'art que des sciences. Leurs vêtements sont aussi sophistiqués que les robes des femmes nobles sont simples, aussi brillantes que les leurs sont noires.

Chaque ville possède plusieurs quartiers réservés à la fête et aux réjouissances de toutes sortes, quartiers dans lesquels les femmes mariées ne mettent jamais les pieds. Il est tout à fait acceptable pour un homme, marié ou pas, de se rendre dans ce genre d'endroits. Ceci n'empêche pas les courtisanes de prendre garde à ne pas attirer sur elle l'ire des streghe et c'est pourquoi elles portent des masques élégamment décorés afin de se protéger contre le mauvais œil des sorcières.

Spiritualité[]

La Vodacce est, et sera toujours, du côté de l’Église du Vaticine.

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